Aaarrgghh ! Le livret A baisse en février

De 0,75% à 0,5% ! Pourquoi le livret A dégringole encore, et quelles sont les alternatives ?

Le 1er février prochain, le taux d'intérêt versé sur le Livret A va baisser à son niveau plancher de 0,50%, le plus bas historique. Alors, pourquoi le placement préféré des Français baisse encore son taux ? Et comment peut-on malgré cela continuer à épargner intelligemment ?

Une popularité (pas si) étonnante !

Presque tout le monde a un livret A ! Selon l’Observatoire de l’épargne réglementé, il y en a 55 millions détenus par des personnes physiques. C’est plus de 4 Français sur 5 (enfants inclus !). Mais au-delà du nombre de Livrets A, il faut aussi regarder la somme qu'ils représentent : presque 300 milliards d’euros à la fin de l’année dernière, et un peu plus de 400 milliards d’euros si on y ajoute les Livrets de Développement Durable et Solidaire.

Il est paradoxal que ce support qui rémunère peu ait pu attirer autant de dépôts en 2019. Les Français ont collectivement déposé plus de 14 milliards d’euros sur leurs Livrets A sur les 11 premiers mois de l'année dernière. En d’autres termes, un support qui rémunère moins que le taux de l’inflation (qui fait donc perdre en pouvoir d’achat) a été plébiscité à nouveau par les Français. Il y a, selon nous, plusieurs explications à cela.

Comme l'a montré notre étude l'année dernière, les Français épargnent principalement pour pouvoir faire face aux coups durs. Il s'agit d'une épargne dite de précaution, dont on doit pouvoir servir en cas d’urgence. Il faut donc qu’elle soit disponible en permanence et absolument sans risques, ce qui est le cas du Livret A.

Par ailleurs, le contexte économique et social incertain pousse les ménages à épargner plus. Et lorsque les Français épargnent il n’est pas étonnant de les voir se tourner vers le support qu’ils connaissent le mieux, c’est-à-dire le Livret A. C’est après tout un instrument qui existe depuis plus de 200 ans, inventé par Benjamin Delessert sous Louis XVIII, avec l’objectif spécifique d’offrir un placement sûr aux Français et de démocratiser la banque, jusqu’alors réservée aux bourgeois et aux nobles.

Enfin, il nous semble important de souligner une spécificité culturelle française, qui fait que nous sommes particulièrement attirés par tout placement qui offre un avantage fiscal. Or le rendement proposé par le Livret A, aussi bas soit-il, est versé net d’impôts.

Pourquoi le taux va-t-il encore baisser ?

Le taux versé sur le Livret A est basé sur le taux d’inflation, et ce dernier est particulièrement bas depuis plusieurs années. Si bas que la formule de calcul voudrait qu'on atteigne le taux plancher de 0,50%, ce que le gouvernement a décidé de faire à partir du 1er février prochain.

Le Gouverneur de la Banque de France s'est d’ailleurs montré en faveur de cette baisse du taux d’intérêt. Il a souligné que le taux actuel de 0,75% était largement supérieur aux taux proposés par les grandes banques de réseau sur leurs livrets d’épargne classiques, qui s'affichent en moyenne à 0,10% bruts... Rémunérer le Livret A au dessus de cette moyenne coûte donc cher à la Caisse des Dépôts et aux réseaux bancaires.

L'incertitude vient d'être levé par le ministre de l'économie et de finance, M. Bruno Le Maire, qui a précisé le 15 janvier qu'il était "irresponsable et incohérent" de laisser le taux à 0,75%. Dans la pratique, cette baisse représente 1 euro d’intérêts de moins par mois, pour qui détient 4 800 euros sur son Livret A, soit l’encours moyen de ce placement.

Quelles alternatives ?

L'environnement de taux bas est problématique pour les épargnants. À 0,50%, le taux de rémunération sur le Livret A rapporterait de 0,5 à 0,7 point de moins que l’inflation. Y placer son épargne ferait donc mathématiquement perdre en pouvoir d'achat. Un sujet éminemment sensible actuellement.

Les solutions ne sont pas nombreuses ni évidentes, sauf à s’intéresser aux placements plus risqués. Mais la perspective de perdre, même temporairement, une partie de son épargne en effraie plus d'un.

C'est en réponse à ce contexte de taux bas et face au manque d'alternatives viables que nous avons créé Cashbee : une solution simple et sécurisée pour mettre au travail votre argent qui dort. Si vous ne l'avez pas déjà essayée c'est peut-être le moment. Notre taux moyen de 1% la première année n'a pas prévu de baisser pour l'instant 😉

Marc Tempelman

Co-fondateur de Cashbee

écrit par nos amis

Marc Tempelman

Diplômé de l’ESCP, Marc a travaillé pendant plus de 20 ans chez Bank of America Merrill Lynch, pour laquelle il a notamment co-dirigé l’activité de banque commerciale et de marchés de capitaux obligataires. Basé à Londres et à New York, et focalisé sur la clientèle institutions financières, Marc est devenu un expert du financement bancaire. Il est aussi passionné de cuisine.

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