CASH IS KING

C'est la crise, et plus que jamais les épargnants veulent tous la même chose : du cash !

La crise mondiale, initialement sanitaire et devenue aujourd’hui financière, nous donne l’occasion d’expliquer l’expression “Cash is King” ! Elle se vérifie surtout en cas de crise, quand la préservation de son épargne prend le dessus sur sa fructification. Voici en langage courant pourquoi nous en sommes arrivés là, et ce que cela signifie.

Tous aux abris !

Les crises sont caractérisées par perte rapide de confiance dans le marché ou dans l’économie. Quand l'avenir est incertain — comme c’est le cas aujourd’hui — les cours baissent et le risque augmente. Dans ce contexte, les détenteurs de placements risquées comme les actions, veulent quitter le navire avant qu'il ne coule et vendent leurs positions. Ils perdent sans doute un peu d'argent en cours de route (le cours a déjà commencé à baisser) mais ils en perdront sans doute moins que si ils attendaient plus longtemps. 

Ainsi ces derniers jours, de nombreux investisseurs ont vendu leurs actions LVMH, craignant à raison une baisse de la consommation de produits de luxe. D’autres ont liquidé leurs titres Total, très dépendants d'un cours du pétrole en chute libre. 

Ces ventes brutales et massives ayant souvent lieu en même temps, un mouvement de foule se crée et tout le monde cherche à “sortir” de ses positions. On veut vendre à tout prix, le plus vite possible, avant que les cours ne descendent encore plus. 

Le refuge qui n'en est plus un

Ce qu’il est important de comprendre c’est que, dans ces situations de panique, les épargnants ne cherchent plus à maximiser le rendement de leur capital. Ce qu'ils veulent, c'est en perdre le moins possible.

Traditionnellement, l’argent que ces épargnants reçoivent en contrepartie de ces ventes, se reporte alors sur des classes d’actifs perçues comme étant plus sûres. Typiquement, ils cherchent à investir dans des valeurs refuges comme de l'or ou des obligations, et notamment des obligations d’État (un État fait plus rarement défaut qu’un groupe pétrolier). Ces obligations présentent des rendements très faibles, parfois même négatifs, mais ce n’est pas grave. Au moins on est sûr de ne pas perdre trop.

Mais contrairement aux crises financières du passé, les épargnants ont ces dernières semaines non seulement vendu leurs actions mais aussi leurs portefeuilles obligataires. Nous nous sommes donc trouvés dans la situation très rare où les prix chutaient sur les marchés actions ET les marchés obligataires, en même temps.

Pourquoi cette méfiance soudaine envers les obligations ?

Pour trois raisons principales. La première est qu’en temps de crise, une des mesures classiques prises par les banques centrales est de baisser les taux directeurs afin de soutenir, puis de relancer, l’économie. Or une baisse des taux fait monter les prix des obligations qui jouent alors leur rôle de valeur refuge à plein. Le problème, c’est que la crise d’aujourd’hui s’est produite dans un contexte de taux directeurs déjà très bas. Il est presque impossible de les abaisser encore plus. Symétriquement, l’attractivité des obligations comme valeur refuge a donc été bien moindre. 

Ensuite, les gouvernements des nombreux pays ont déjà annoncé de gigantesques plans de soutien pour minimiser l’impact de l’épidémie sur leurs économies. En France par exemple, les sociétés pourront mettre au chômage partiel certains de leurs employés, retarder le paiement de leurs impôts ou encore bénéficier de soutiens financiers... gratuitement. Le président l’a dit : l’État paiera. Cela va forcément augmenter la dette du pays, ce qui va se traduire par une augmentation du volume d’obligations que l’Etat français va devoir émettre. Et plus les épargnants anticipent de papier sur le marché obligataire, moins cette classe d'actif leur paraît attractive. Pourquoi acheter des obligations d'Etat aujourd'hui, si l'on sait d'avance que les gouvernements vont devoir en émettre énormément demain ?

Enfin, bon nombre d’épargnants ont tout simplement eu envie de cash. Les crises sont souvent caractérisées par une ruée vers les distributeurs. C’est moins le cas aujourd’hui car l’argent se digitalise, mais la logique reste la même : je préfère tout rapatrier sur mon compte courant (ou même, sous mon matelas !). Et dans ce cas-là, on vend ce que l’on peut vendre, y compris des obligations.

Le cash est donc bien roi !

Où l'épargnant peut-il alors se tourner pour mettre ses deniers à l'abri ? Il n’y a pas énormément d’options. Même le prix de l’or a baissé durant les deux dernières semaines, alors qu’il est souvent considéré comme le dernier rempart en cas de panique sur les marchés. Il reste donc le bon vieux cash — non pas en billets de banque sous l’oreiller, mais en sommeil sur un compte courant ou un livret classique.

Dans ce contexte, nous ne pouvons résister à l’envie de vous parler de Cashbee. Alors que l’ambiance est au damage control, Cashbee reste une solution d’épargne simple, sans risque, parfaitement liquide et… rentable. Si vous êtes comme nous coincé à la maison, profitez de ce confinement pour mettre votre argent au travail en attendant des jours meilleurs ! Cela prend 5 minutes, sans quitter votre canapé. 

Marc Tempelman

Co-fondateur de Cashbee

écrit par nos amis

Marc Tempelman

Diplômé de l’ESCP, Marc a travaillé pendant plus de 20 ans chez Bank of America Merrill Lynch, pour laquelle il a notamment co-dirigé l’activité de banque commerciale et de marchés de capitaux obligataires. Basé à Londres et à New York, et focalisé sur la clientèle institutions financières, Marc est devenu un expert du financement bancaire. Il est aussi passionné de cuisine.

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