Après le développement, les placements durables

L'investissement aussi peut être éco-conscient

La prise de conscience collective sur l'importance de la protection de l'environnement se resent aussi dans le monde de la finance. Pour s'en rendre compte, il suffit d’observer la popularité grandissante des fonds durables en Europe et de l’enthousiasme des épargnants Européens pour les placements qui mettent la protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique au centre de leurs démarches.

La croissance fulgurante des fonds durables

Nous avions déjà abordé l’émergence des fonds jouant le thème de la protection de l’environnement dans notre blog l'année dernière. Ces fonds garantissent aux investisseurs que leur argent est placé uniquement dans des sociétés respectueuses d’un certain nombre de principes sur le plan environnemental. Ils sont souvent labellisés ESG, c’est-à-dire qu’ils se conforment à des principes Environnement, Social et Gouvernance.

L’appétit pour ce type de placement a doublé en 2019 en Europe, où les investisseurs ont collectivement alloué 120 milliards d’euros à des fonds dits durables. Le concept a été inventé dans les pays Scandinaves, mais aujourd’hui la quasi-totalité des grandes sociétés de gestion d’actifs proposent des fonds de ce type, en réponse à la demande des épargnants individuels, qui – au-delà d'un certain niveau de rentabilité – veulent donner un sens citoyen à leur épargne. Et ils sont de plus en plus nombreux : à la fin de l’année dernière, les fonds durables avaient collectés 668 milliards d’euros au total.

Les gestionnaires d’actifs l’ont bien compris, le sujet de la protection de l’environnement et de la lutte contre le réchauffement climatique est devenu une priorité pour une grande partie de la population en Europe.

En réaction, 360 nouveaux fonds durables ont vu le jour en 2019, dont une cinquantaine qui se sont dotés d’un mandat spécifique pour contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique. D’autres gestionnaires ont choisi de changer la structure de leurs fonds existants pour les rendre durables. C’est ainsi que La Banque Postale a annoncé que l’ensemble de ses fonds se conformerait aux principes ISR dans les années à venir. 

Comment choisir son fonds “vert”?

C’est la bonne question. Car les gestionnaires ne sont pas toujours d’accord entre eux sur la meilleure façon de « stimuler » la protection de l’environnement à travers leurs placements. Certains prônent de s’écarter tout simplement de certaines industries polluantes. Ainsi le gestionnaire nordique StoreBrand propose 28 fonds durables qui excluent l’industrie pétrolière. D’autres argumentent qu’il s’agit de sélectionner dans toutes les industries, y compris celle du pétrole et de la chimie, les sociétés leaders qui déploient le plus d’énergie pour minimiser leur empreinte carbone.

La difficulté est alors d'analyser et de comparer les sociétés entre elles, afin d’identifier les meilleurs élèves de la classe. Car les sociétés côtées n’ont pas encore toutes adoptées le même niveau de reporting sur la durabilité de leurs activités. Les normes comptables sont relativement standardisées, ce qui nous permet de facilement comparer la performance financière de deux sociétés dans un même secteur, et de déterminer par exemple si Total réussit mieux ou moins bien que Shell sur le plan de la performance financière. Mais les informations sur l’empreinte carbone d’une société, ses efforts RSE et les investissements qu’elle déploie pour lutter contre le réchauffement climatique ne sont pas aussi standardisés. Cela rend la sélection et le classement des sociétés vertes très complexes.

Il n’y a donc pour l’instant pas de réponse universelle, et c’est la raison pour laquelle la Commission Européenne réfléchit à la mise en place de mesures standardisées, qui évalueraient la contribution des grandes sociétés à la protection de l'environnement de manière toute aussi chiffrée que le calcul de leurs résultats nets ou total de bilan.

Cashbee suit cela de près, dans le cadre de la conception de notre solution d'épargne longue à venir (oui, chers utilisateurs, nous avons bien pris note de la demande !) dont la nature durable est d'ores et déjà actée. À suivre !

Marc Tempelman

Co-fondateur de Cashbee

écrit par nos amis

Marc Tempelman

Diplômé de l’ESCP, Marc a travaillé pendant plus de 20 ans chez Bank of America Merrill Lynch, pour laquelle il a notamment co-dirigé l’activité de banque commerciale et de marchés de capitaux obligataires. Basé à Londres et à New York, et focalisé sur la clientèle institutions financières, Marc est devenu un expert du financement bancaire. Il est aussi passionné de cuisine.

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