Les placements qui décollent grâce au Coronavirus

Alors que les marchés s'affolent, et que les prix chutent, quelques rares placements survivent à l'épidémie

La baisse des marchés actions s'est fortement accélérée ces derniers jours, d'abord à cause de la diffusion internationale du virus la semaine dernière, puis depuis lundi, suite à une baisse non moins violente du cours du pétrole. Mais tout n'est pas tout noir, quelques actifs – plutôt rares – ont significativement grimpé pendant cette même période.

Nous ne sommes pas loin d'un krach !

Si nous n'y sommes pas encore, ça y ressemble progressivement. On parle communément d'un krach si l’indice baisse de plus de 20% sur une période très courte. À l’heure où cet article est publié, depuis le 4 mars le CAC40 a déjà perdu 16%. Si l'on prend en revanche comme référence son niveau le plus élevé il y a deux semaines et demi, l’indice a perdu 29%. Une dégringolade ! Selon la période de référence nous pouvons donc techniquement parler d’une forte correction ou d'un krach progressif.

Une incertitude... virale

Nous avons déjà eu l’occasion d'y faire référence récemment, mais la propagation du Coronavirus est bien à l'origine des secousses ressenties sur les places financières. Au fur et à mesure que la maladie s'est répandue à travers le monde, les mesures de plus en plus radicales ont été prises par les pays touchés pour s’en protéger. Résultat, l'économie s'est progressivement mise à l'arrêt, ce qui pèse sur la croissance économique. Le tourisme et les déplacements internationaux sont en chute libre, les gens sortent beaucoup moins et les chaines d’approvisionnement connaissent des interruptions. Du reste, un sentiment de “peur” s'installe chez les populations, ce qui réduit la consommation des ménages et la déplace vers des biens de première nécessité — le luxe est une des grandes victimes de ce changement de mentalité.

Un tel ralentissement serait "absorbable" à l'échelle d'un pays et de quelques semaines, mais nous parlons aujourd'hui d'un impact de plusieurs mois, sur trois continents. Les investisseurs s'inquiètent et vendent donc en masse.

Certains actifs bénéficient de la correction

Dans ce contexte de volatilité très élevée et de grande nervosité, certains actifs ont vu leurs cours s’envoler précisément à cause de la situation. Voici deux exemples concrets.

Les valeurs “refuge”

Quand les investisseurs prennent peur, ils ont tendance à se replier vers des actifs perçus comme “sûrs”. L’or en fait partie, mais les bons du Trésor américains aussi. Et c’est ainsi que l’achat massif de US Treasuries — comme on les appelle — a fait flamber les cours de ces obligations pour en faire baisser le rendement. Le Treasury à 10 ans, qui au début de l’année offrait un rendement de 1,90% a franchi la barrière des 0,50% lundi matin, atteignant ainsi son plus bas historique. L'or quant à lui, a quasiment pris 10% depuis début janvier.

Les gagnants

Un second exemple est celui du cours de bourse de la société Zoom, spécialiste en systèmes de vidéo-conférence. Avec la fermeture de bureaux, un accroissement du télétravail et une forte chute des voyages d’affaires, les investisseurs parient sur une forte hausse du volume d’affaires de cette société. En conséquence, le prix de son action a plus que doublé en 3 mois, avec une hausse de 6% sur la seule journée de vendredi dernier, dans un contexte où Wall Street baissait de 3% en moyenne.

La morale de l’histoire c’est que même dans des marchés baissiers et nerveux, on peut trouver des classes d’actifs qui performent, et qui, dans des portefeuilles bien diversifiés, viennent contrebalancer les effets de la baisse.

Dernière remarque : il est logique que dans des conditions aussi instables, de nombreux épargnants souhaitent garder une bonne partie de leur épargne en cash. Cashbee permet de le faire travailler pour vous, en attendant que la poussière retombe. 

Marc Tempelman

Co-fondateur de Cashbee

écrit par nos amis

Marc Tempelman

Diplômé de l’ESCP, Marc a travaillé pendant plus de 20 ans chez Bank of America Merrill Lynch, pour laquelle il a notamment co-dirigé l’activité de banque commerciale et de marchés de capitaux obligataires. Basé à Londres et à New York, et focalisé sur la clientèle institutions financières, Marc est devenu un expert du financement bancaire. Il est aussi passionné de cuisine.

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